La création de Femmes et production industrielle en 1995
Afin d’améliorer les conditions socio-économiques des femmes, la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie-Bois-Francs-Drummond met sur pied le projet Femmes et production industrielle (FPI). Misant sur la diversification professionnelle des femmes, le projet vise à augmenter le nombre de femmes dans les emplois de métier du secteur manufacturier. Ces dernières occupent seulement 16 % des postes à la production.
Une enquête est réalisée auprès de 54 dirigeants d’entreprises du secteur manufacturier afin d’identifier les postes de métier offrant les plus grandes opportunités d’emploi pour la main-d’œuvre féminine en analysant quelque deux cents postes à la production.
L’enquête permet de découvrir et d’identifier :
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Ouverture aux femmes pour 81 % des postes à la production;
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Reconnaissance des avantages de la présence des femmes à la production (amélioration du climat de travail et stimulation de la productivité);
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Reconnaissance des qualités spécifiques de la main-d’œuvre féminine (motivation face à la tâche et capacités manuelles);
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Identification des craintes des employeurs (réaction négative des collègues masculins, force physique et responsabilités familiales).
De 1996 à 2000
À partir des résultats de l’enquête, FPI travaille à susciter l’intérêt des entreprises manufacturières à recruter de la main d’œuvre féminine. Une vaste campagne publicitaire est faite auprès de 850 entreprises de la Mauricie et du Centre-du-Québec.
Nos actions se concentrent sur trois cibles : les femmes, les ressources d’aide à l’emploi et à la formation et les entreprises. Dans les faits, plus de 150 femmes assistent à des rencontres pour se familiariser avec l’option non traditionnelle. De plus, une « trousse femme », qui comprend des outils d’animation et de sensibilisation, est créée.
Nous avons mis sur pied des formations spécifiques aux femmes. Entre autre, des formations pour des emplois non spécialisés (formation préparatoire au travail en usine - FPTU). Suite à ces formations, 67% des femmes intègrent une activité non traditionnelle (emploi ou formation).
2000 aura été une année de consolidation. Nous poursuivons nos actions auprès des femmes et auprès des entreprises. Une «trousse employeur» est d’ailleurs créée. Elle comprend des conseils pour faciliter l’intégration des femmes en usine.
Intégrer des femmes dans des activités non traditionnelles signifie aussi changer des mentalités, adapter certains postes de travail et dépasser les mythes et préjugés à l’égard des capacités et habiletés des femmes. Le projet FPI, fort des expériences antérieures, poursuit les actions entreprises afin d’en multiplier les retombées.
2001 : Par ici les filles!
FPI interpelle de nouveaux partenaires : les syndicats (CSD, CSN, FTQ) dans le but d’offrir un meilleur soutien aux femmes travaillant dans les milieux non traditionnels. En plus, cette même année, dans le but d’éveiller les jeunes filles aux métiers non traditionnels, une vidéo est lancée. « Par ici les filles ! » est distribuée à toutes les écoles publiques et tous les centres locaux d’emploi de la Mauricie et du Centre-du Québec.
2002 : Bravo les entreprises!
En 2002, FPI souhaite rendre hommage aux entreprises manufacturières de la Mauricie et du Centre-du-Québec qui favorisent l’intégration et le maintien en emploi de la main-d’oeuvre féminine dans les métiers traditionnellement masculins. Nous organisons donc le concours « Bravo les entreprises! ». Au total, 27 candidatures ont été déposées, soit 16 en Mauricie et 11 au Centre-du-Québec.
Lors d’une soirée hommage se déroulant le 13 mai 2002 à l’Auberge Godefroy, une entreprise de chaque région a reçu la mention de grande lauréate et deux autres entreprises ont reçu la mention « Coup de coeur ». Les deux entreprises gagnantes bénéficiaient d’une campagne publicitaire visuelle.
2003-2004 : Couturière de métier, compétence assurée!
En 2003-2004, à la suite des fermetures d’usines dans le secteur du vêtement, Femmes et production industrielle s’intéresse au sort des femmes couturières ayant perdu leur emploi. Par la même occasion, nous répondons à une demande de la direction régionale d’Emploi-Québec Centre-du-Québec en évaluant leurs compétences transférables vers d’autres secteurs en pénurie de main d’oeuvre.
Un comité de recherche sur le transfert des compétences des couturières de métier ayant perdu leur emploi vers les secteurs du meuble et des produits connexes et le secteur de la fabrication de produits métalliques a donc été mis sur pied. Nous avons présenté nos résultats lors de trois conférences de presse (Mauricie, Victoriaville et Drummondville).
À l’automne 2004, Femmes et production industrielle a effectué une tournée de ses MRC. Nous souhaitions rencontrer les différents partenaires socio-économiques. Au total, plus d’une trentaine d’organisations ont répondu à notre invitation. Les rencontres auront permis aux différentes organisations présentes d’échanger autour de la thématique de l'intégration des femmes en milieu non traditionnel.
2005 : FPI fête ses 10 ans!
En 2005, nous avons offert plusieurs présentations des résultats de notre recherche à nos deux régions respectives ainsi qu'ailleurs au Québec. En effet, nous avons répondu à des demandes de régions vivant des problématiques de fermetures d’usines similaires à la nôtre. Les gens sont enthousiastes : cette recherche propose des applications concrètes. Nous avons également sensibilisé les centres locaux de développement et les employeurs des secteurs ciblés par la recherche à la possibilité d’embaucher une main d’oeuvre de haute qualité et disponible : les couturières. Au total, 120 employeurs auront été rejoins. De ce nombre, 26 auront été rencontrés. Des entreprises étaient intéressées à embaucher des couturières. Nous considérons cette démarche comme un franc succès!
De plus, en 2005, FPI célébrait son 10e anniversaire, ce qui a permis à notre organisme d’avoir une belle visibilité. Effectivement, une édition spéciale du Patati portant sur les dix ans de FPI a été distribuée. De plus, FPI a tenu deux conférences de presse : une à Drummondville et l’autre à Trois-Rivières.
Les années 2006, 2007 et 2008 ont été essentiellement consacrées à quatre chantiers soit : la recherche et le développement, la conciliation famille-travail, la concertation et le partenariat ainsi que le développement organisationnel.
En ce qui concerne le chantier conciliation famille-travail, un questionnaire a été distribué auprès des entreprises de la Mauricie et du Centre-du-Québec afin de mieux connaître les mesures de conciliation famille-travail. Ce questionnaire visait à recenser les mesures existantes, à vérifier leur application et à sonder la connaissance des employeurs face à ces mesures.
2006 : La diversification professionnelle, moi ça m’allume!
Dans le cadre du chantier de la recherche et du développement, une coordonnatrice fut embauchée pour piloter le nouveau projet « La diversification professionnelle des femmes en Mauricie et au Centre-du-Québec : un engagement vers l’avenir! ».
L’année 2006 fut une année marquante pour FPI par la réalisation de son premier colloque sur la diversification professionnelle ainsi que par la création de notre porte parole : Ella Laflamme.
2007 : Projet « Suivi »
En Mauricie, un nouveau projet a vu le jour en 2007 : le suivi des jeunes filles et des femmes dans les programmes menant à des métiers traditionnellement masculins. Le « Suivi » vise à répondre aux constats établis à la suite du colloque sur la diversification professionnelle. Cette initiative s’inspire également du contexte de renouvellement de la main-d’œuvre dans notre région. Nous désirons, par ce projet, encourager les femmes et les jeunes filles à se former dans des secteurs d’emploi en demande actuellement.
2008 : Parcours Extrême
L’année 2008 aura permis la mise en place du jeu Parcours Extrême, qui a été distribué dans les écoles secondaires de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Ce jeu créé par FPI vise à sensibiliser davantage les jeunes de la région aux possibilités d’emploi ici, aux perceptions que nous véhiculons encore et qui sont erronées ainsi qu'à certaines réalités des métiers traditionnellement masculins. Par ce jeu, FPI espère contribuer à l’élargissement du choix de carrière des filles de façon différente et innovatrice.
De plus, en 2008, FPI a présenté une seconde édition du concours « Bravo les entreprises! » visant à rendre hommage aux entreprises manufacturières de la Mauricie et du Centre-du-Québec qui favorisent l’intégration et le maintien en emploi de la main-d’œuvre féminine dans les métiers traditionnellement masculins.
2009 : La trousse Parcours Extrême
En mars 2009, FPI a reçu le Prix égalité décerné par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine pour son jeu Parcours Extrême. Suite au succès qu’a connu le jeu, FPI a décidé de créer la Trousse Parcours Extrême composée du jeu, du DVD Explore…Action! ainsi que de la bande dessinée Le destin d’Ella Laflamme.